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Le SÉDI apporte sa contribution au débat sur la PPE

Le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) s’est clôturé le 30 juin dernier. Pendant plus de 3 mois, il a permis à chacun de s’exprimer sur la future feuille de route énergétique du pays pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Le SÉDI a ainsi déposé une contribution sur la plateforme en ligne dédiée.

 

La programmation pluriannuelle de l’énergie a été instituée par la loi de 2015 sur la transition énergétique et la croissance verte. Elle fixe les orientations et les priorités d’action pour atteindre les objectifs fixés, notamment la baisse de la part du nucléaire et des émissions de CO2. La PPE sera révisée d’ici la fin de l’année, d’où l’objet du débat.

 

Parmi les contributeurs institutionnels, l’Ademe a préconisé de réduire la consommation d’énergie en France de 30 % d’ici 2035 et d’accélérer massivement l’essor des renouvelables (+ 70 % par rapport au niveau actuel). Cela passe notamment par la rénovation des bâtiments et le développement de la filière bois-énergie, des pompes à chaleur, de l’éolien, du solaire photovoltaïque et de la méthanisation. Un autre enjeu de la future PPE concerne la place du nucléaire dans le mix énergétique français. Dans sa contribution, EDF a réaffirmé son souhait de ne pas arrêter d’autres centrales que celle de Fessenheim avant 2029. Contrairement aux prévisions de l’Ademe et de RTE, le groupe table lui sur « une hausse modeste de la consommation d’électricité sur les deux prochaines décennies, entre 0 et 0,5 % par an ». Dans ce contexte, le parc nucléaire resterait un atout énergétique, qui se combinerait aux renouvelables « sans effet d’éviction ».

 

Le SÉDI a également déposé une contribution pour souligner l’importance des réseaux. Le Syndicat y demande notamment le maintient de l’enveloppe financière du FACÉ (fonds d’amortissement des charges d’électrification), indispensable pour garantir la solidarité urbain/rural dans les investissements sur les réseaux électriques. Il défend également l’échelon départemental pour les autorités organisatrices de la distribution d’énergie, l’échelon local étant le plus adapté pour garantir un même traitement des territoires et un contrôle optimal des concessionnaires.

 

Pour retrouver la contribution du SÉDI, rendez-vous sur https://ppe.debatpublic.fr/node/5321

 

16 juillet 2018